Prix Jovette-Bernier

Origine

Pour rendre hommage à cette romancière, poète et journaliste native de la région et ayant étudié et enseigné à Rimouski, le Salon du livre de Rimouski a décidé, en 1986, de nommer « Prix Jovette-Bernier » ce prix littéraire jadis connu sous le nom de « Prix du Salon du livre ». Le Prix Jovette-Bernier encourage et fait connaître une autrice ou un auteur dont le talent littéraire s'est exprimé dans une œuvre remarquable et inspirante.

Nature du prix

Un montant de 1000 $ est remis au lauréat ou à la lauréate lors de l’ouverture officielle du Salon.

Partenaire

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Conditions d’admissibilité

Sont admissibles les œuvres satisfaisant aux conditions suivantes :

  • Les œuvres littéraires en tout genre
  • Les œuvres écrites par des auteur.trice.s originaires ou habitant depuis un minimum de cinq ans au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie ou aux Îles-de-la-Madeleine
  • Les œuvres dont les auteur.trice.s ont publié un maximum de trois livres. Dans le calcul des œuvres publiées, les ouvrages collectifs ou savants ne sont pas pris en compte
  • Les œuvres littéraires publiées entre le 16 juin 2021 et le 15 juin 2022

Dépôt de candidature

Afin de soumettre la candidature d'une oeuvre et de son auteur.trice, vous devez :

  • Satisfaire aux conditions d'admissibilité
  • Remplir le formulaire d’inscription
  • Envoyer cinq (5) exemplaires de l’œuvre au plus tard le 15 juin 2022 à :

Salon du livre de Rimouski
Prix Jovette-Bernier
C.P.353
Rimouski, QC  G5L 7C3

Le jury

Le jury se compose de cinq personnes, lecteur.trice.s averti.e.s, représentatives du milieu culturel régional. Les membres du jury sont choisis par la personne responsable des prix littéraires et le choix des lauréat.e.s est approuvé par le conseil d’administration du Salon du livre.

Les lauréat.e.s

Les noms des auteur.trice.s finalistes seront annoncés début septembre par communiqué.

Le nom de l'auteur.trice lauréat.e sera annoncé lors de la conférence de presse organisée par le Salon du livre de Rimouski au cours de la seconde moitié du mois d'octobre.

2021 : Équipe de recherche Manuscrits de
            l’Université du Québec à Rimouski

2020 : Virginie DeChamplain
2019 : Annie Landreville
2018 : Christophe Bernard
2017 : Johanne Fournier
2016 : Sara Dignard
2015 : Bernard Boucher
2014 : Carl Leblanc
2013 : Isabelle Berrubey
2012 : Thierry Leuzy
2011 : Sergine Desjardins
2010 : Jean-François Caron
2009 : Joanne Morency
2008 : Nathalie Landreville et Gaston Desjardins
2007 : Marie Christine Bernard
2006 : Sébastien Chabot
2005 : Éric Dupont
2004 : VoRo
2003 : Philippe-Jean Poirier

2002 : Marie-Claude Gagnon
2001 : Nicolas Dickner
2000 : Patricia Posadas
1999 : Martin Thibault
1998 : Jean Bédard
1997 : Rolande Ross
1996 : Line Arsenault
1995 : Nicole Filion
1994 : André Martin
1993 : François Tétreau
1992 : Georges Langford
1991 : Rachel Leclerc
1990 : Sylvain Rivière
1989 : Louise Beauchamp
1988 : Non attribué
1987 : Jean Cossette
1986 : Michelle Dubois
1985 : Marie Bélisle
1984 : Non attribué
1983 : Paul Chanel Malenfant
1982 : Denis Saint-Yves
1981 : Jean-Marc Cormier

Qui est Jovette Bernier?

Crédit photo : Musée régional de Rimouski

Romancière, poétesse à L’Événement. De 1926 à 1937, elle est successivement à l’emploi de La Tribune, de L’Illustration et de La Revue Moderne. Elle collabore ensuite au journal Radio-Monde pour lequel elle signe deux chroniques hebdomadaires.

Outre sa participation à de nombreux autres périodiques, elle donne au cours de sa carrière, plusieurs conférences. Ses débuts à la radio remontent à 1931 alors qu’elle donne des récitals de poésie et quelques causeries. En 1932, la station radiophonique CKAC lui consent une émission quotidienne qu’elle intitule Bonjour madame, le même nom que sa chronique publiée dans L’Illustration. Entre 1933 et 1938, elle participe à quelques émissions de radio à titre de lectrice, conférencière, comédienne et écrivaine. À partir de 1939, sa carrière radiophonique prend une orientation nouvelle. La création de la série Quelles nouvelles (1939-1959), dont la popularité est vite acquise, lui donne vraiment l’occasion de s’imposer. Les preuves de son talent alors établies, sa vocation d’auteure humoristique commence à se préciser. Par l’humour piquant de ses sketches, elle cherche désormais à égayer la « vie grise de la femme au foyer ». Pleine d’audace et de franchise, défiant la censure imposée par le médium, elle veut dénoncer certaines situations inacceptables et surtout défendre la cause féminine.

En 1951, elle délaisse temporairement la technique du sketch humoristique et entreprend d’écrire le radioroman Je vous ai tant aimé (1951-1959). Elle abandonne la radio au début des années soixante. Parallèlement à ses activités radiophoniques, elle commence dès 1954, une carrière de scriptrice à la télévision. La plupart de ses œuvres télévisuelles d’ailleurs largement influencées par la radio appartiennent au genre humoristique. De 1963 à 1965, elle écrit les dialogues du téléroman Rue de l’Anse dont les idées et les intrigues lui sont fournies par divers collaborateurs. Mentionnons de plus qu’elle est l’auteure d’environ soixante-cinq sketches présentés dans le cadre de la série éducative  Langue vivante (1967-1970) et le Français d’aujourd’hui (1970-1971).

Jovette Bernier est surtout connue dans nos histoires littéraires pour son œuvre poétique et romanesque et elle fait partie de la première génération de poètes féminins nées avec la période post-romantique. Elle est déjà l’auteure de Roulades(1924) et de Comme l’oiseau (1926) lorsque paraît en 1928, son recueil de poésie Tout n’est pas dit, préfacé par Louis Dantin, qui lui vaut la Médaille du lieutenant gouverneur. À son premier roman La chair décevante paru à Montréal en 1931, succèdent Les Masques déchirés (1932) et Mon deuil en rouge (1945). En 1969, après un silence prolongé, elle publie le roman Non monsieur. Bien reçu par la critique, cet ouvrage lui mérite le Prix du Cercle du Livre de France en 1969. Elle est décédée au début du mois de décembre 1981.

Prix Arthur-Buies

Origine

Pour souligner l’apport indéniable de ce grand communicateur qui a habité la ville de Rimouski pendant plusieurs années, le Salon du livre de Rimouski a créé, en 1978, le « Prix Arthur-Buies ». Cette récompense met en évidence la reconnaissance d’une écrivaine ou d’un écrivain de la région pour sa contribution importante à la littérature et il souligne également la maturité et la qualité de son travail.

Depuis 2010, le Prix Arthur-Buies est remis tous les cinq ans.

Nature du prix

Le prix, à caractère honorifique, est une œuvre d’art, d’une valeur de 500 $, remise au récipiendaire lors de l’ouverture officielle du Salon.

Partenaire

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Conditions d’admissibilité

Ce prix s’adresse aux auteur.trice.s de tous les genres littéraires, originaires ou habitant depuis un minimum de cinq ans au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie ou aux Îles-de-la-Madeleine et ayant animé, par leurs écrits, la vie culturelle de la région.

Le jury

Le conseil d'administration du Salon du livre de Rimouski est responsable de l’identification du prochain.e récipiendaire. Il accueille volontiers les suggestions motivées.

Les récipiendaires

2020 : Renald Bérubé
2015 : Micheline Morisset
2010 : Gilles Cyr
2004 : Jean Bédard
2001 : André Gervais
1998 : Sylvain Rivière
1997 : Jean-Pierre April
1996 : Jasmine Dubé
1995 : Nive Voisine
1994 : Paul Chanel Malenfant
1993 : Madeleine Ouellette-Michalska
1992 : Marcel Rioux
1991 : Adrien Thério

1990 : Madeleine Gagnon
1989 : Réal-Gabriel Bujold
1988 : Noël Audet
1987 : Victor-Lévy Beaulieu
1986 : Ève Belisle
1985 : Robert Michaud
1983 : Léon Dion
1982 : L’Abbé Georges Beaulieu
1981 : Pauline Cadieux
1980 : Roger Fournier
1979 : Bertrand B. Leblanc
1978 : Lisette Morin

Qui est Arthur Buies?

Arthur Buies naquit à la Côte-des-Neiges en 1840. Sa jeunesse fut très mouvementée. Ses parents allèrent s’installer dans la Guyane Anglaise, le laissant très tôt dans sa vie, aux soins de deux tantes qui s’efforcèrent de bien l’élever. Il fut étudiant à Paris et admis au barreau en 1866, il se livra surtout au journalisme où il se montra voltairien et révolutionnaire. Plus tard, il écrivit d’admirables chroniques, qui ont fait la meilleure partie de sa réputation littéraire. Incisif, plein de verve, railleur, parfois éloquent, original surtout, il se révéla un chroniqueur de premier ordre. Il a laissé : Chroniques ; Humeurs et Caprices et Petites Chroniques pour 1877.
 
Il existe de Buies, des écrits d’un autre genre inspirés par un profond amour de son pays. Ce sont des études monographiques portant sur chacune des grandes régions de la province de Québec qui offrent un vaste champ à la colonisation. Nous ne pouvons qu’en rappeler les titres : Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean ; L’Outaouais Supérieur ; Récits de Voyages ; Le Témiscouata ; Le Portique des Laurentides (1891) ; La Vallée de la Matapédia (1895). De plus, Buies a grandement aimé la langue française; il a ainsi contribué à l’épurer avec une brochure intitulée Anglicismes et canadianismes.

Crédit photo : Archives Le Devoir