Prix Jovette-Bernier

Prix Jovette-Bernier

Origine

Pour rendre hommage à cette romancière, poète et journaliste native de la région et ayant étudié et enseigné à Rimouski, le Salon du livre de Rimouski a décidé en 1986, de nommer « Prix Jovette-Bernier » ce prix littéraire jadis connu sous le nom de « Prix du Salon du livre ».

Nature du prix

Un montant de 1000 $ remis au lauréat ou à la lauréate lors de l’ouverture officielle du Salon.

Conditions d’admissibilité

Sont admissibles les autrices et les auteurs d’œuvres littéraires de tout genre, originaires ou habitant depuis un minimum de cinq ans au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie ou aux Îles-de-la-Madeleine. Elles et ils doivent avoir publié un maximum de trois livres dont un dans la dernière année, soit du 16 juin de l’an passé au 15 juin de l’année courante. Dans le calcul des œuvres publiées, les ouvrages collectifs ou savants ne seront pas pris en compte.

Échéancier

La date limite de réception des cinq exemplaires soumis au jury est le 15 juin de l’année courante.

Le jury

Le jury se compose cinq personnes représentatives du milieu culturel régional. Les membres du jury sont choisis par la personne responsable des prix littéraires et le choix des lauréats-e-s est approuvé par le conseil d’administration du Salon du livre.

Les lauréats

2020 : À venir
2019 : Annie Landreville
2018 : Christophe Bernard
2017 : Johanne Fournier
2016 : Sara Dignard
2015 : Bernard Boucher
2014 : Carl Leblanc
2013 : Isabelle Berrubey
2012 : Thierry Leuzy
2011 : Sergine Desjardins
2010 : Jean-François Caron
2009 : Joanne Morency
2008 : Nathalie Landreville et Gaston Desjardins
2007 : Marie Christine Bernard
2006 : Sébastien Chabot
2005 : Éric Dupont
2004 : VoRo
2003 : Philippe-Jean Poirier
2002 : Marie-Claude Gagnon
2001 : Nicolas Dickner

2000 : Patricia Posadas
1999 : Martin Thibault
1998 : Jean Bédard
1997 : Rolande Ross
1996 : Line Arsenault
1995 : Nicole Filion
1994 : André Martin
1993 : François Tétreau
1992 : Georges Langford
1991 : Rachel Leclerc
1990 : Sylvain Rivière
1989 : Louise Beauchamp
1988 : Non attribué
1987 : Jean Cossette
1986 : Michelle Dubois
1985 : Marie Bélisle
1984 : Non attribué
1983 : Paul Chanel Malenfant
1982 : Denis Saint-Yves
1981 : Jean-Marc Cormier

Qui est Jovette Bernier?

Crédit photo : Musée régional de Rimouski

Romancière, poétesse à L’Événement. De 1926 à 1937, elle est successivement à l’emploi de La Tribune, de L’Illustration et de La Revue Moderne. Elle collabore ensuite au journal Radio-Monde pour lequel elle signe deux chroniques hebdomadaires.

Outre sa participation à de nombreux autres périodiques, elle donne au cours de sa carrière, plusieurs conférences. Ses débuts à la radio remontent à 1931 alors qu’elle donne des récitals de poésie et quelques causeries. En 1932, la station radiophonique CKAC lui consent une émission quotidienne qu’elle intitule Bonjour madame, le même nom que sa chronique publiée dans L’Illustration. Entre 1933 et 1938, elle participe à quelques émissions de radio à titre de lectrice, conférencière, comédienne et écrivaine. À partir de 1939, sa carrière radiophonique prend une orientation nouvelle. La création de la série Quelles nouvelles (1939-1959), dont la popularité est vite acquise, lui donne vraiment l’occasion de s’imposer. Les preuves de son talent alors établies, sa vocation d’auteure humoristique commence à se préciser. Par l’humour piquant de ses sketches, elle cherche désormais à égayer la « vie grise de la femme au foyer ». Pleine d’audace et de franchise, défiant la censure imposée par le médium, elle veut dénoncer certaines situations inacceptables et surtout défendre la cause féminine.

En 1951, elle délaisse temporairement la technique du sketch humoristique et entreprend d’écrire le radioroman Je vous ai tant aimé (1951-1959). Elle abandonne la radio au début des années soixante. Parallèlement à ses activités radiophoniques, elle commence dès 1954, une carrière de scriptrice à la télévision. La plupart de ses œuvres télévisuelles d’ailleurs largement influencées par la radio appartiennent au genre humoristique. De 1963 à 1965, elle écrit les dialogues du téléroman Rue de l’Anse dont les idées et les intrigues lui sont fournies par divers collaborateurs. Mentionnons de plus qu’elle est l’auteure d’environ soixante-cinq sketches présentés dans le cadre de la série éducative  Langue vivante (1967-1970) et le Français d’aujourd’hui (1970-1971).

Jovette Bernier est surtout connue dans nos histoires littéraires pour son œuvre poétique et romanesque et elle fait partie de la première génération de poètes féminins nées avec la période post-romantique. Elle est déjà l’auteure de Roulades(1924) et de Comme l’oiseau (1926) lorsque paraît en 1928, son recueil de poésie Tout n’est pas dit, préfacé par Louis Dantin, qui lui vaut la Médaille du lieutenant gouverneur. À son premier roman La chair découverte paru à Montréal en 1931, succèdent Les Masques déchirés (1932) et Mon deuil en rouge (1945). En 1969, après un silence prolongé, elle publie le roman Non monsieur. Bien reçu par la critique, cet ouvrage lui mérite le Prix du Cercle du Livre de France en 1969. Elle est décédée au début du mois de décembre 1981.

Prix Arthur-Buies

Origine

Pour souligner l’apport indéniable de ce grand communicateur qui a habité la ville de Rimouski pendant plusieurs années, le Salon du livre de Rimouski a créé en 1978, le « Prix Arthur-Buies ». Cette récompense met en évidence la reconnaissance d’une écrivaine ou d’un écrivain de la région pour sa contribution importante à la littérature et il souligne également, la maturité d’une œuvre.

Nature du prix

Le prix, à caractère honorifique, est une œuvre d’art d’une valeur de 500 $, remis au récipiendaire lors de l’ouverture officielle du Salon.

Partenaires

Télé-Québec

Conditions d’admissibilité

Ce prix s’adresse aux auteur-e-s de tous les genres littéraires, originaires de la région de l’Est ou habitant la région (Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine) depuis au moins cinq ans. Ces auteurs, ayant animé par leurs écrits, la vie culturelle de la région et ayant contribué à développer le goût de la lecture.

Le jury

Le jury se compose de quatre ou cinq personnes représentatives du milieu culturel régional. Les membres du jury sont choisis par la personne responsable des prix littéraires et le choix des récipiendaires est approuvé par le conseil d’administration du Salon du livre. Le jury est responsable de l’identification de la prochaine/du prochain récipiendaires.

Les récipiendaires

2015 : Micheline Morisset
2010 : Gilles Cyr
2004 : Jean Bédard
2001 : André Gervais
1998 : Sylvain Rivière
1997 : Jean-Pierre April
1996 : Jasmine Dubé
1995 : Nive Voisine
1994 : Paul Chanel Malenfant
1993 : Madeleine Ouellette-Michalska
1992 : Marcel Rioux
1991 : Adrien Thério

1990 : Madeleine Gagnon
1989 : Réal-Gabriel Bujold
1988 : Noël Audet
1987 : Victor-Lévy Beaulieu
1986 : Ève Belisle
1985 : Robert Michaud
1983 : Léon Dion
1982 : L’Abbé Georges Beaulieu
1981 : Pauline Cadieux
1980 : Roger Fournier
1979 : Bertrand B. Leblanc
1978 : Lisette Morin

Qui est Arthur Buies?

Arthur Buies naquit à la Côte-des-Neiges en 1840. Sa jeunesse fut très mouvementée. Ses parents allèrent s’installer dans la Guyane Anglaise, le laissant très tôt dans sa vie, aux soins de deux tantes qui s’efforcèrent de bien l’élever. Il fut étudiant à Paris et admis au barreau en 1866, il se livra surtout au journalisme où il se montra voltairien et révolutionnaire. Plus tard, il écrivit d’admirables chroniques, qui ont fait la meilleure partie de sa réputation littéraire. Incisif, plein de verve, railleur, parfois éloquent, original surtout, il se révéla un chroniqueur de premier ordre. Il a laissé : Chroniques ; Humeurs et Caprices et Petites Chroniques pour 1877.
 
Il existe de Buies, des écrits d’un autre genre inspirés par un profond amour de son pays. Ce sont des études monographiques portant sur chacune des grandes régions de la province de Québec qui offrent un vaste champ à la colonisation. Nous ne pouvons qu’en rappeler les titres : Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean ; L’Outaouais Supérieur ; Récits de Voyages ; Le Témiscouata ; Le Portique des Laurentides (1891) ; La Vallée de la Matapédia (1895). De plus, Buies a grandement aimé la langue française; il a ainsi contribué à l’épurer avec une brochure intitulée Anglicismes et canadianismes.

Crédit photo : Archives Le Devoir