Prix Jovette-Bernier

Origine

Romancière, poète et journaliste native de Saint-Fabien-sur-mer au Bas-Saint-Laurent, Jovette Bernier (1900 - 1981) a étudié et enseigné à Rimouski. Pour lui rendre hommage, le Salon du livre de Rimouski a décidé, en 1986, de nommer « Prix Jovette-Bernier » ce prix littéraire jadis connu sous le nom de « Prix du Salon du livre ». Le Prix Jovette-Bernier reconnaît une autrice ou un auteur dont le talent littéraire s'est exprimé dans une œuvre remarquable et inspirante.

Nature du prix

Un montant de 1000 $ est remis au lauréat ou à la lauréate lors de l’ouverture officielle du Salon.

Partenaire

Image

Conditions d’admissibilité

Sont admissibles les œuvres satisfaisant aux conditions suivantes :

  • Les œuvres littéraires en tout genre
  • Les œuvres écrites par des auteur.trice.s
      • né.e.s au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie ou aux Îles-de-la-Madeleine,
      • y habitant depuis un minimum de cinq ans
      • y ayant habité un minimum de huit ans consécutifs au cours de leur vie
  • Les œuvres dont les auteur.trice.s ont publié un maximum de trois livres. Dans le calcul des œuvres publiées, les ouvrages collectifs ou savants ne sont pas pris en compte
  • Les œuvres littéraires publiées entre le 16 juin 2023 et le 15 juin 2024

Dépôt de candidature

Date limite : 14 juin 2024

Afin de soumettre la candidature d'une oeuvre et de son auteur.trice, vous devez :

Salon du livre de Rimouski
Prix Jovette-Bernier
C.P.353
Rimouski, QC  G5L 7C3

Le jury

Le jury se compose de cinq personnes, lecteur.trice.s averti.e.s, représentatives du milieu culturel régional. Les membres du jury sont choisis par la personne responsable des prix littéraires et le choix des lauréat.e.s est approuvé par le conseil d’administration du Salon du livre.

Les lauréat.e.s

Les noms des auteur.trice.s finalistes seront annoncés début septembre par communiqué.

Le nom de l'auteur.trice lauréat.e sera annoncé lors de la conférence de presse organisée par le Salon du livre de Rimouski au cours de la seconde moitié du mois d'octobre.

2023 : Stéphanie Pelletier
2022 : Marie-Hélène Voyer
2021 : Équipe de recherche Manuscrits de
            l’Université du Québec à Rimouski

2020 : Virginie DeChamplain
2019 : Annie Landreville
2018 : Christophe Bernard
2017 : Johanne Fournier
2016 : Sara Dignard
2015 : Bernard Boucher
2014 : Carl Leblanc
2013 : Isabelle Berrubey
2012 : Thierry Leuzy
2011 : Sergine Desjardins
2010 : Jean-François Caron
2009 : Joanne Morency
2008 : Nathalie Landreville et Gaston Desjardins
2007 : Marie Christine Bernard
2006 : Sébastien Chabot
2005 : Éric Dupont
2004 : VoRo
2003 : Philippe-Jean Poirier

2002 : Marie-Claude Gagnon
2001 : Nicolas Dickner
2000 : Patricia Posadas
1999 : Martin Thibault
1998 : Jean Bédard
1997 : Rolande Ross
1996 : Line Arsenault
1995 : Nicole Filion
1994 : André Martin
1993 : François Tétreau
1992 : Georges Langford
1991 : Rachel Leclerc
1990 : Sylvain Rivière
1989 : Louise Beauchamp
1988 : Non attribué
1987 : Jean Cossette
1986 : Michelle Dubois
1985 : Marie Bélisle
1984 : Non attribué
1983 : Paul Chanel Malenfant
1982 : Denis Saint-Yves
1981 : Jean-Marc Cormier

Qui est Jovette Bernier?

Crédit photo : Musée régional de Rimouski

Née Marie-Angèle-Alice Bernier le 27 novembre 1900 à Saint-Fabien-de-Rimouski, Jovette Bernier fait ses études classiques au couvent des Ursulines de Rimouski. Elle enseigne par la suite dans plusieurs écoles de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, puis devient journaliste, romancière et poétesse.

De 1926 à 1937, elle est successivement à l’emploi de La Tribune, de L’Illustration et de La Revue Moderne. Elle collabore ensuite au journal Radio-Monde pour lequel elle signe deux chroniques hebdomadaires. Outre sa participation à de nombreux autres périodiques, elle donne au cours de sa carrière, plusieurs conférences. Ses débuts à la radio remontent à 1931 alors qu’elle donne des récitals de poésie et quelques causeries. En 1932, la station radiophonique CKAC lui consent une émission quotidienne qu’elle intitule Bonjour madame, le même nom que sa chronique publiée dans L’Illustration. Entre 1933 et 1938, elle participe à quelques émissions de radio à titre de lectrice, conférencière, comédienne et écrivaine. À partir de 1939, sa carrière radiophonique prend une orientation nouvelle. La création de la série Quelles nouvelles (1939-1959), dont la popularité est vite acquise, lui donne vraiment l’occasion de s’imposer. Les preuves de son talent alors établies, sa vocation d’auteure humoristique commence à se préciser. Par l’humour piquant de ses sketches, elle cherche désormais à égayer la « vie grise de la femme au foyer ». Pleine d’audace et de franchise, défiant la censure imposée par le médium, elle veut dénoncer certaines situations inacceptables et surtout défendre la cause féminine.

En 1951, elle délaisse temporairement la technique du sketch humoristique et entreprend d’écrire le radioroman Je vous ai tant aimé (1951-1959). Elle abandonne la radio au début des années soixante. Parallèlement à ses activités radiophoniques, elle commence dès 1954, une carrière de scriptrice à la télévision. La plupart de ses œuvres télévisuelles d’ailleurs largement influencées par la radio appartiennent au genre humoristique. De 1963 à 1965, elle écrit les dialogues du téléroman Rue de l’Anse dont les idées et les intrigues lui sont fournies par divers collaborateurs. Mentionnons de plus qu’elle est l’auteure d’environ soixante-cinq sketches présentés dans le cadre de la série éducative  Langue vivante (1967-1970) et le Français d’aujourd’hui (1970-1971).

Jovette Bernier est surtout connue dans nos histoires littéraires pour son œuvre poétique et romanesque et elle fait partie de la première génération de poètes féminins nées avec la période post-romantique. Elle est déjà l’auteure de Roulades (1924) et de Comme l’oiseau (1926) lorsque paraît en 1928, son recueil de poésie Tout n’est pas dit, préfacé par Louis Dantin, qui lui vaut la Médaille du lieutenant gouverneur. À son premier roman La chair décevante paru à Montréal en 1931, succèdent Les Masques déchirés (1932) et Mon deuil en rouge (1945). En 1969, après un silence prolongé, elle publie le roman Non monsieur. Bien reçu par la critique, cet ouvrage lui mérite le Prix du Cercle du Livre de France en 1969. Elle est décédée au début du mois de décembre 1981.

Prix de la SNEQ

Origine

Romancière, poète et journaliste native de Saint-Fabien-sur-mer au Bas-Saint-Laurent, Jovette Bernier (1900 - 1981) a étudié et enseigné à Rimouski. Pour lui rendre hommage, le Salon du livre de Rimouski a décidé, en 1986, de nommer « Prix Jovette-Bernier » ce prix littéraire jadis connu sous le nom de « Prix du Salon du livre ». Le Prix Jovette-Bernier reconnaît une autrice ou un auteur dont le talent littéraire s'est exprimé dans une œuvre remarquable et inspirante.

Nature du prix

Un montant de 1000 $ est remis au lauréat ou à la lauréate lors de l’ouverture officielle du Salon.

Partenaire

Image

Conditions d’admissibilité

Sont admissibles les œuvres satisfaisant aux conditions suivantes :

  • Les œuvres littéraires en tout genre
  • Les œuvres écrites par des auteur.trice.s
      • né.e.s au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie ou aux Îles-de-la-Madeleine,
      • y habitant depuis un minimum de cinq ans
      • y ayant habité un minimum de huit ans consécutifs au cours de leur vie
  • Les œuvres dont les auteur.trice.s ont publié un maximum de trois livres. Dans le calcul des œuvres publiées, les ouvrages collectifs ou savants ne sont pas pris en compte
  • Les œuvres littéraires publiées entre le 16 juin 2022 et le 15 juin 2023

Dépôt de candidature

Date limite : 15 juin 2023

Afin de soumettre la candidature d'une oeuvre et de son auteur.trice, vous devez :

Salon du livre de Rimouski
Prix Jovette-Bernier
C.P.353
Rimouski, QC  G5L 7C3

Le jury

Le jury se compose de cinq personnes, lecteur.trice.s averti.e.s, représentatives du milieu culturel régional. Les membres du jury sont choisis par la personne responsable des prix littéraires et le choix des lauréat.e.s est approuvé par le conseil d’administration du Salon du livre.

Les lauréat.e.s

Les noms des auteur.trice.s finalistes seront annoncés début septembre par communiqué.

Le nom de l'auteur.trice lauréat.e sera annoncé lors de la conférence de presse organisée par le Salon du livre de Rimouski au cours de la seconde moitié du mois d'octobre.

2022 : Marie-Hélène Voyer
2021 : Équipe de recherche Manuscrits de
            l’Université du Québec à Rimouski

2020 : Virginie DeChamplain
2019 : Annie Landreville
2018 : Christophe Bernard
2017 : Johanne Fournier
2016 : Sara Dignard
2015 : Bernard Boucher
2014 : Carl Leblanc
2013 : Isabelle Berrubey
2012 : Thierry Leuzy
2011 : Sergine Desjardins
2010 : Jean-François Caron
2009 : Joanne Morency
2008 : Nathalie Landreville et Gaston Desjardins
2007 : Marie Christine Bernard
2006 : Sébastien Chabot
2005 : Éric Dupont
2004 : VoRo
2003 : Philippe-Jean Poirier

2002 : Marie-Claude Gagnon
2001 : Nicolas Dickner
2000 : Patricia Posadas
1999 : Martin Thibault
1998 : Jean Bédard
1997 : Rolande Ross
1996 : Line Arsenault
1995 : Nicole Filion
1994 : André Martin
1993 : François Tétreau
1992 : Georges Langford
1991 : Rachel Leclerc
1990 : Sylvain Rivière
1989 : Louise Beauchamp
1988 : Non attribué
1987 : Jean Cossette
1986 : Michelle Dubois
1985 : Marie Bélisle
1984 : Non attribué
1983 : Paul Chanel Malenfant
1982 : Denis Saint-Yves
1981 : Jean-Marc Cormier

Qui est Jovette Bernier?

Crédit photo : Musée régional de Rimouski

Romancière, poétesse à L’Événement. De 1926 à 1937, elle est successivement à l’emploi de La Tribune, de L’Illustration et de La Revue Moderne. Elle collabore ensuite au journal Radio-Monde pour lequel elle signe deux chroniques hebdomadaires.

Outre sa participation à de nombreux autres périodiques, elle donne au cours de sa carrière, plusieurs conférences. Ses débuts à la radio remontent à 1931 alors qu’elle donne des récitals de poésie et quelques causeries. En 1932, la station radiophonique CKAC lui consent une émission quotidienne qu’elle intitule Bonjour madame, le même nom que sa chronique publiée dans L’Illustration. Entre 1933 et 1938, elle participe à quelques émissions de radio à titre de lectrice, conférencière, comédienne et écrivaine. À partir de 1939, sa carrière radiophonique prend une orientation nouvelle. La création de la série Quelles nouvelles (1939-1959), dont la popularité est vite acquise, lui donne vraiment l’occasion de s’imposer. Les preuves de son talent alors établies, sa vocation d’auteure humoristique commence à se préciser. Par l’humour piquant de ses sketches, elle cherche désormais à égayer la « vie grise de la femme au foyer ». Pleine d’audace et de franchise, défiant la censure imposée par le médium, elle veut dénoncer certaines situations inacceptables et surtout défendre la cause féminine.

En 1951, elle délaisse temporairement la technique du sketch humoristique et entreprend d’écrire le radioroman Je vous ai tant aimé (1951-1959). Elle abandonne la radio au début des années soixante. Parallèlement à ses activités radiophoniques, elle commence dès 1954, une carrière de scriptrice à la télévision. La plupart de ses œuvres télévisuelles d’ailleurs largement influencées par la radio appartiennent au genre humoristique. De 1963 à 1965, elle écrit les dialogues du téléroman Rue de l’Anse dont les idées et les intrigues lui sont fournies par divers collaborateurs. Mentionnons de plus qu’elle est l’auteure d’environ soixante-cinq sketches présentés dans le cadre de la série éducative  Langue vivante (1967-1970) et le Français d’aujourd’hui (1970-1971).

Jovette Bernier est surtout connue dans nos histoires littéraires pour son œuvre poétique et romanesque et elle fait partie de la première génération de poètes féminins nées avec la période post-romantique. Elle est déjà l’auteure de Roulades (1924) et de Comme l’oiseau (1926) lorsque paraît en 1928, son recueil de poésie Tout n’est pas dit, préfacé par Louis Dantin, qui lui vaut la Médaille du lieutenant gouverneur. À son premier roman La chair décevante paru à Montréal en 1931, succèdent Les Masques déchirés (1932) et Mon deuil en rouge (1945). En 1969, après un silence prolongé, elle publie le roman Non monsieur. Bien reçu par la critique, cet ouvrage lui mérite le Prix du Cercle du Livre de France en 1969. Elle est décédée au début du mois de décembre 1981.