Origine, prix Jovette-Bernier
Pour rendre hommage à cette romancière, poète et journaliste native de la région et ayant étudié et enseigné à Rimouski, le Salon du livre de Rimouski a décidé en 1986, de nommer « Prix Jovette-Bernier » ce prix littéraire jadis connu sous le nom de « Prix du Salon du livre ». Il a pour objectif d’encourager une auteure ou un auteur à l’occasion d’une parution récente.
Origine, prix Ville de Rimouski
Pour souligner le soutien financier de la Ville de Rimouski, le Salon du livre de Rimouski propose le « prix Ville de Rimouski ». Cette récompense sera remise à un-e auteur-e pour une œuvre littéraire dont le fleuve Saint-Laurent sera un « personnage » majeur dans l’œuvre proposée.
En 2007, les prix Jovette-Bernier et Ville de Rimouski ont été combinés pour ne plus en former qu'un seul, le prix Jovette-Bernier-Ville de Rimouski.
Nature du prix Un montant de 1000 $, remis au lauréat ou à la lauréate lors de l’ouverture officielle du Salon.
Partenaire
Ville de Rimouski
Conditions d’admissibilité
Sont admissibles les auteurs d’œuvres littéraires (tels le roman, la nouvelle, la poésie, l’essai, le récit, le conte…) originaires ou habitant depuis un minimum de cinq ans au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie ou aux Îles-de–la-Madeleine. Ils doivent avoir publié un maximum de trois livres dont un dans la dernière année, soit du 16 juin de l’an passé au 15 juin de l’année courante. Le choix du lauréat est approuvé par le conseil d’administration du Salon du livre.
Échéancier La date limite de réception des cinq exemplaires soumis au jury est la mi-juin de l’année courante.
Le jury
Le jury se compose de quatre ou cinq personnes représentatives du milieu culturel régional. Les membres du jury sont choisis par la personne responsable des prix littéraires et le choix des lauréats-e-s est approuvé par le conseil d’administration du Salon du livre.
Les lauréates et les lauréats des éditions précédentes
1981 : Jean-Marc Cormier
1995 : Nicole Filion
1982 : Denis Saint-Yves
1996 : Line Arsenault
1983 : Paul Chanel Malenfant
1997 : Rolande Ross
1984 : Non attribué
1998 : Jean Bédard
1985 : Marie Bélisle
1999 : Martin Thibault
1986 : Michelle Dubois
2000 : Patricia Posadas
1987 : Jean Cossette
2001 : Nicolas Dickner
1988 : Non attribué
2002 : Marie-Claude Gagnon
1989 : Louise Beauchamp
2003 : Philippe-Jean Poirier
1990 : Sylvain Rivière
2004 : VoRo
1991 : Rachel Leclerc
2005 : Éric Dupont
1992 : Georges Langford
2006 : Sébastien Chabot
1993 : François Tétreau
2007 : Marie Christine Bernard
1994 : André Martin
2008 : Nathalie Landreville et Gaston Desjardins
2009 : Joanne Morency
Qui est Jovette Bernier?
Romancière, poétesse à L’Événement. De 1926 à 1937, elle est successivement à l’emploi de La Tribune, de L’Illustration et de La Revue Moderne. Elle collabore ensuite au journal Radio-Monde pour lequel elle signe deux chroniques hebdomadaires.
Outre sa participation à de nombreux autres périodiques, elle donne au cours de sa carrière, plusieurs conférences. Ses débuts à la radio remontent à 1931 alors qu’elle donne des récitals de poésie et quelques causeries. En 1932, la station radiophonique CKAC lui consent une émission quotidienne qu’elle intitule Bonjour madame, le même nom que sa chronique publiée dans L’Illustration. Entre 1933 et 1938, elle participe à quelques émissions de radio à titre de lectrice, conférencière, comédienne et écrivaine. À partir de 1939, sa carrière radiophonique prend une orientation nouvelle. La création de la série Quelles nouvelles (1939-1959), dont la popularité est vite acquise, lui donne vraiment l’occasion de s’imposer. Les preuves de son talent alors établies, sa vocation d’auteure humoristique commence à se préciser. Par l’humour piquant de ses sketches, elle cherche désormais à égayer la « vie grise de la femme au foyer ». Pleine d’audace et de franchise, défiant la censure imposée par le médium, elle veut dénoncer certaines situations inacceptables et surtout défendre la cause féminine
En 1951, elle délaisse temporairement la technique du sketch humoristique et entreprend d’écrire le radioroman Je vous ai tant aimé (1951-1959). Elle abandonne la radio au début des années soixante. Parallèlement à ses activités radiophoniques, elle commence dès 1954, une carrière de scriptrice à la télévision. La plupart de ses œuvres télévisuelles d’ailleurs largement influencées par la radio appartiennent au genre humoristique. De 1963 à 1965, elle écrit les dialogues du téléroman Rue de l’Anse dont les idées et les intrigues lui sont fournies par divers collaborateurs. Mentionnons de plus qu’elle est l’auteure d’environ soixante-cinq sketches présentés dans le cadre de la série éducative Langue vivante (1967-1970) et le Français d’aujourd’hui (1970-1971).
Jovette Bernier est surtout connue dans nos histoires littéraires pour son œuvre poétique et romanesque et elle fait partie de la première génération de poètes féminins nées avec la période post-romantique. Elle est déjà l’auteure de Roulades (1924) et de Comme l’oiseau (1926) lorsque paraît en 1928, son recueil de poésie Tout n’est pas dit, préfacé par Louis Dantin, qui lui vaut la Médaille du lieutenant gouverneur. À son premier roman La chair découverte paru à Montréal en 1931, succèdent Les Masques déchirés (1932) et Mon deuil en rouge (1945). En 1969, après un silence prolongé, elle publie le roman Non monsieur. Bien reçu par la critique, cet ouvrage lui mérite le Prix du Cercle du Livre de France en 1969. Elle est décédée au début du mois de décembre 1981.
LE PRIX ARTHUR-BUIES
Origine
Pour souligner l’apport indéniable de ce grand communicateur qui a habité la ville de Rimouski pendant plusieurs années, le Salon du livre de Rimouski a créé en 1978, le « Prix Arthur-Buies ». Cette récompense met en évidence la reconnaissance d’une écrivaine ou d’un écrivain de la région pour sa contribution importante à la littérature et il souligne également, la maturité d’une œuvre.
Nature du prix
Le prix, à caractère honorifique, est une œuvre d’art d’une valeur de 500 $, remis à la lauréate ou au lauréat lors de l’ouverture officielle du Salon.
Partenaires Télé-Québec
Conditions d’admissibilité
Ce prix s’adresse aux auteur-e-s de tous les genres littéraires, originaires de la région de l’Est ou habitant la région (Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Iles-de-la-Madeleine) depuis au moins cinq ans. Ces auteurs, ayant animé par leurs écrits, la vie culturelle de la région et ayant contribué à développer le goût de la lecture.
Le jury
Le jury se compose de quatre ou cinq personnes représentatives du milieu culturel régional. Les membres du jury sont choisis par la personne responsable des prix littéraires et le choix des lauréats est approuvé par le conseil d’administration du Salon du livre. Le jury est responsable de l’identification de la prochaine lauréate ou du prochain lauréat.
Les lauréates et les lauréats des éditions précédentes
1978 : Lisette Morin
1990 : Madeleine Gagnon
1979 : Bertrand B. Leblanc
1991 : Adrien Thério
1980 : Roger Fournier
1992 : Marcel Rioux
1981 : Pauline Cadieux
1993 : Madeleine Ouellette-Michalska
1982 : L’Abbé Georges Beaulieu
1994 : Paul Chanel Malenfant
1983 : Léon Dion
1995 : Nive Voisine
1984 : Relâche
1996 : Jasmine Dubé
1985 : Robert Michaud
1997 : Jean-Pierre April
1986 : Ève Belisle
1998 : Sylvain Rivière
1987 : Victor-Lévy Beaulieu
2001 : André Gervais
1988 : Noël Audet
2004 : Jean Bédard
1989 : Réal-Gabriel Bujold
Qui est Arthur-Buies?
Arthur Buies naquit à la Côte-des-Neiges en 1840. Sa jeunesse fut très mouvementée. Ses parents allèrent s’installer dans la Guyane Anglaise, le laissant très tôt dans sa vie, aux soins de deux tantes qui s’efforcèrent de bien l’élever. Il fut étudiant à Paris et admis au barreau en 1866, il se livra surtout au journalisme où il se montra voltairien et révolutionnaire. Plus tard, il écrivit d’admirables chroniques, qui ont fait la meilleure partie de sa réputation littéraire. Incisif, plein de verve, railleur, parfois éloquent, original surtout, il se révéla un chroniqueur de premier ordre. Il a laissé : Chroniques ; Humeurs et Caprices et Petites Chroniques pour 1877.
Il existe de Buies, des écrits d’un autre genre inspirés par un profond amour de son pays. Ce sont des études monographiques portant sur chacune des grandes régions de la province de Québec qui offrent un vaste champ à la colonisation. Nous ne pouvons qu’en rappeler les titres : Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean ; L’Outaouais Supérieur ; Récits de Voyages ; Le Témiscouata ; Le Portique des Laurentides (1891) ; La Vallée de la Matapédia (1895). De plus, Buies a grandement aimé la langue française; il a ainsi contribué à l’épurer avec une brochure intitulée Anglicismes et canadianismes.
Arthur Buies fut l’ami du Curé Labelle, son premier lieutenant dans son œuvre patriotique de colonisation. Il eut le bonheur de mourir en vrai chrétien. « Ses monographies sont des ouvrages autant littéraires que scientifiques et historiques : elles sont le poème du défricheur » (C.J. Magnan). Il mourut en 1901.