France

La France (Écouter), est un État transcontinental dont le territoire métropolitain est situé en Europe de L’Ouest. Son territoire ultramarin s’étend dans les océans Indiens, Pacifique, Atlantique et le continent Sud-Américains: depuis le milieu du xvie siècle jusqu’à la moitié du xxe siècle, elle colonise de nombreux territoires.la France est une république constitutionnelle unitaire. Le drapeau de la France est constitué des trois couleurs nationales (bleu, blanc, rouge). Elle a pour capitale Paris et pour langue officielle le français depuis 1539. La France tire son nom des Francs, peuple germanique qui a institué les premiers fondements de son État sur les bases de la Gaule romaine. Cet État monarchique et catholique va peu à peu constituer autour de lui une véritable fédération de provinces, qui finira par se cristalliser en une nation unique à la suite d’une politique coloniale d’uniformisation administrative et culturelle, portée à son aboutissement par la Révolution française de 1789. la population de la France est d’environ 67,8 millions d’habitant. Traditionnellement utilisé comme langue de la diplomatie, le français est la quinzième langue maternelle la plus parlée.

NOURRITURE LITTÉRAIRE

La grande vie

Auteur associé
Christian Bobin (1951 – )
Poésie

La Grande Vie
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“Quand je n’écris pas c’est que quelque chose en moi ne participe plus à la conversation des étoiles. Les arbres, eux, sont toujours dans un nonchalant état d’alerte. Les arbre ou les bêtes ou les rivières. Les fleurs se hissent au menton jusqu’au soleil. Il n’y a pas une seule faute d’orthographe dans l’écriture de la nature. Rien à corriger dans le ralenti de l’épervier au zénith, dans les anecdotes colportées à bas bruit par les fleurs de prairie, ou dans la main du vent agitant son théâtre d’ombre. A l’instant où j’écris, j’essaie de rejoindre tous ceux-là”. 

“Les palais de la grande vie se dressent près de nous. Ils sont habités ici par des rois, là par des mendiants. Thérèse de Lisiers et Marilyn Monroe. Marceline Desbordes-Valmore et Kierkegaard. Un merle, un geai et quelques accidents lumineux. La grande vie prend soin de nous quand nous ne savons plus rien. Elle nous écrit des lettres”.

Sandra_Dussault_03

Auteur associé
Antoine de Saint-Exupéry (1900 – 1944 )
Conte philosophique

Le petit prince
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– Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…;- Je suis un renard, dit le renard.- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.- Ah! pardon, fit le petit prince.Mais, après réflexion, il ajouta:- Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?- Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie “créer des liens…”- Créer des liens ?

“Le Petit Prince qui voulait qu’on lui dessine un mouton a fait son apparition dans la bibliothèque de petits et grands lecteurs il y a maintenant 75 ans. Le conte poétique et philosophique discrètement mais superbement illustré par son auteur a été publié une première fois, en français et en anglais, par la maison d’édition new-yorkaise de Saint-Exupéry en avril 1943, puis un an et demi plus tard en France, chez Gallimard. Cette petite plaquette à l’iconographie reconnaissable en un coup d’œil, traduite en plus de 300 langues et dialectes, est devenue au fil du temps le livre le plus vendu au monde, après la Bible”(A.Gaudreau, Le Devoir).

 

NOURRITURE CULINAIRE

Trufade

La Truffade | Plat traditionnel auvergnat

Recette présentée par Jean-Bernard Gire

INGRÉDIENTS: (pour 8 personnes)

  • 2,5 kg de pommes de terre ( Belle de Fontenay ou tout autre variété assez ferme)
  • 1 kg de tomme de cantal (étape intermédiaire entre le caillé et le cantal frais)
  • 1 belle gousse d’ail épluchée
  • 75 g de lard double ou 2 cuillères à soupe de graisse de canard (à défaut d’huile neutre type isio4 )
  • sel, poivre
  • matériel : une cocotte en fonte (à défaut une poêle) et une cuillère en bois très solide.

 

PRÉPARATION (15 minutes de préparation. cuisson 30 min)

Eplucher les pommes de terre et les couper en gros dés d’environ 2 cm. Dans une cocotte en fonte (à défaut à la poêle) faire fondre la matière grasse et y faire revenir les pommes de terre en les retournant souvent pendant environ 20 mn. Saler et poivrer. Pendant ce temps : couper la tomme en fines tranches et l’ail en morceaux. Incorporer l’ail et sans cesser de remuer y introduire le fromage. Dès que la tomme est fondue servir chaud dans la cocotte (la préparation doit pouvoir filer sur plus d’un mètre).
Pour l’améliorer on peut y mettre du lard maigre découané et coupé en dé à chacun ses gouts. (Bacon en gros morceau)

https://www.recettes.qc.ca/outils/page/conversions

Anecdotes
“Pour moi faire la cuisine est synonyme de partage. Partage de moments autour de la table, partage de mes plats pour ceux qui ne peuvent rester, partage de recettes transmises dans ma famille. Je me souviens, ça commence avec le grand-père René. Le décor initial c’est sa ferme au coeur des volcans d’Auvergne. Avec ses fils, il aimait préparer les légumes et la viande venus directement de leur production. Dans la grosse cheminée en pierre de la maison ancestral, la truffade cuisait longtemps, sur les braises. Je le revois étirer en filament le fromage qu’il remuait lentement dans la marmite en fonte avec sa cuillère longue comme un bras. C’était comme un danse, des odeurs, des gestes. La gourmandise mais surtout le plaisir de cuisiner pour les autres est né de ces espaces de famille hors du temps. Il y avait toujours à manger en quantité… Je me souviens aussi de la tante que l’on surveillait en coin avec mes cousines. Pendant qu’elle cuisinait le petit salé au lentilles, elle avait toujours un cigarette sur le bord des lèvres qui se consumait toute seule. Image mystique au-dessus des chaudrons, jamais la cendre ne tombait. Et nous, on riait, un peu soulagés, quand soudain elle se rappelait de la présence de la cigarette et l’écrasait d’un coup vif, sans qu’aucune cendre ne se répande au sol. La seule cendre qui restait c’est celle de la cheminée qui après avoir donné toute son odeur aux plats du grand-père, refroidissait lentement dans nos mémoires. En attendant le prochain plat, la prochaine joie rituelle des cuisiniers paysans. Au Québec, la mémoire s’est réveillé, j’ai exploré les marchés à Montréal, et puis aux Hall, au Marché du monde de Rimouski pour trouver des produits qui me permettent de réaliser mes recettes de là-bas, ici. Mon frère aussi cuisine pour vivre. Aujourd’hui le restaurant c’est notre cuisine à Rimouski, où le monde ne repart jamais le ventre ou les mains vides. Oui, cuisiner c’est du partage…” Récit de Jean-Bernard Gire. Poétisé par Élise Argouarc’h